jeudi 9 octobre 2008

Le Cancer du Ridicule, quel traitement?

Les soins ont enfin commencé et je me sens soulagé. Trop d'angoisses avant de mettre les pieds à l'hopital et de devoir accepter que je suis gravement malade. J'y suis allé à reculon, avec des sentiments mélés de colère et de fatalité. L'impression d'aller volontairement à l'abatoire. Il faut dire que l'attitude lamentable des médecins auparavant ne m'a pas aidé à leur faire confiance. Je ne savais pas vraiment en quoi consistait une cure de chimiothérapie. Maintenant, ma curiosité est rassasiée. Les trois premiers jours, on m'a collé une perfusion et balancé deux produits, durant trois heures.
Le premier pour laver mes reins et le second en milieu de scéance, c'est le médicament lui-même. Pas vraiment d'effets secondaires et j'ai l'air de bien supporter ça. C'est un hopital de jour et je rentre chez moi au bout des trois heures. Je partage une chambre avec deux autres personnes, la seule différence entre nous, c'est qu'ils sont agés. C'est vers le troisième jour que j'ai commencé à comprendre. Violamment secoué durant la nuit du vendredi au samedi. Chaleur intense qui me surchauffe le corps comme une fièvre éléctrique. Cauchemars puissants et remontées d'images refoulées. Je me réveille souvent en pleurant. J'en prends note une fois sur pied. Ce n'est pas que je ne supporte pas au contraire, mais de jour en jour je me sens de plus en plus faible. par contre le moral, lui continue d'aller de mieux en mieux. mes amis ricanent et trouvent que je n'ai jamais été aussi bien que depuis que je suis malade.
Ma femme se moque de ma voix de fluet qui tire un peu trop sur les aigus. C'est vrai qu'avec une voix aussi ridicule, il est difficile d'être pris au sérieux. On a donc décrété qu'il s'agissait d'un cancer du ridicule et c'est bien connu, celui-ci ne tue pas!
Donc tout va bien!

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