dimanche 28 février 2010

Kamel me manque

Ses deconnades, ses coups de gueules, son sale caractère. Difficile d'admettre qu'une telle énergie puisse disparaître.

vendredi 16 janvier 2009

Table d'animaition de Lotte REINIGER





de haut en bas:
1- 2002 une photo d'ombre avec Yusuf, un élève afghan de notre atelier
2- Deux images tirée du livre de pierre Jouveauceau, lotte Reiniger au travail.
3- croquis de la table d'animation dont je vai m'inspirer pour "Rivages"


Il a donc suffit de changer un tout petit peu le nom du projet pour que tout sa réalisation trouve sens. Sortir de "l'Impasse" c'est tout ce qui compte. En fait dès le départ, mon premier spectacle créé en 2000 était surnommé affectueusementdu cinéma primitif. Notamment par l'utilisation de plusieurs siource de lumières permettant des fondus enchainé et des cadrages pensés de façon cinématographique.
J'avais déjà entendu parler de Lotte reiniger, mais n'avais jamais vu à part quelques photos, les aventures du "Prince Achmed".
Je n'en connais pas assez sur cette dame et tout le travail de magie et d'inventivité forcenée qu'elle à généré pour ce premier long métrage du genre est exceptionel.
mais finalement, cette dame a autant donné ses lettre de noblesse au film de Silhouettes que masqué le travail de tas d'autres réalisateurs tout aussi méritants.
c'et finalement michel Ocelot avec "Princes et princesses" qui a rouvert la porte de cet art légèremet tombé en désuétude. Je me suis rendu aux archives du Festival du Court-métrage à Clermont-Ferrand. Là j'ai trouvé un document bilingue rédigé par Pierre Jouveanceau qui fut délégué général de l'AFCA (Association Française du Cinéma d'Animation de 1994 à 1997.
C'est en partenariat avec cette structure que la résidence In SITU se déroule cette année dans l'accompagnement du projet. L'ouvrage traite particulièrement du film de silhouettes, un technique améliorée du théâtre d'ombres. C'est donc pour ce parti pris graphique que j'ai opté, comme cité précédamment. je sens que c'est par là qu'il faut aller. Et si je me trompe et bien ce sera de ma résponsabilité. Mais, je ne vois pas pourquoi cela ne marcherait pas.
Bien à vous
kamel

jeudi 15 janvier 2009

Rivages




j'ai un peu du mal comprendre comment fonctionn ce satané blog. Ces deux planches du scénarimage (story-board) de "Rivages, sont respectivement la 5 et la 4

J'ai décidé de légèrement modifier le titre du film d'animation que je prépare entre Aubervilliers (93) et Clermont-ferrand . Au départ ça s'appelait "Impasse du rivage", mais je ne sais pas pourquoi chaque fois ça foirait. Je me suis dit qu'il ne servait à rien de rester dans cette "Impasse" et du coup toute la situation s'est décoincée. il faut dire que le fait de réaliser u dessin animé tout seul me terrorisait. j'ai donc opté pour une solution personnelle et qui en même temps à fait ses preuves depuis longtemps. C'est plus facile apparemment que la méthode traditionnelle consistant dessiner sans cesse les personnages, mais pourquoi devrai-je me plier à quelque chose de compliqué.
En fait il me semble plus aisé (même si cela me demande beaucoup de travail) de partir de ce que je connais, c'est-à-dire le théâtre d'ombres et de l'adapter au cinéma d'animation.
Jusqu'ici rien de nouveau puisque depuis un siècle maintenant, de lotte reiniger à michel Ocelot les expériences dans cette voie se sont avérées fort réussies.
Le défi majeur que je vais rencontrer, c'est plutôt dans la conception des écrans et des implantations lumières et par la suite, des prises de vues. Ce travail et le processus de filmage necessiteront au moins deux écrans. l'un classique de théâtre d'ombres et un autre horizontale comme l'utilisait Lotte Reiniger (voir image*). Pour ce dernier dispositif, je prévois de placer au lieu de lampes, un écran de 22 ou 24"pouces qui me permettra de visualiser les déplacements des personnages à travers des décors filmés au préalable sur l'écran vertical. c'est un peu difficile à comprendre mais je me comprends à peu près et c'est déja pas mal.
Jusqu'ici j'ai toujous été contraint d'utiliser du matériel semi-professionnel. en revanche pour ce projer c'est l'occasion rêvée de bosser avec du matos pro.
j'espère seulement qe l'histoire est assez interrésante.

samedi 1 novembre 2008





De haut en bas :
Scène dans l'atelier,
Meryem et Sarah nawabi,
Des membres de la famille Haligi à la maison.
Ces trois dessins sont de Wida Haligi, 15ans en 2002

Dessin de Ehsan Haligi 10 ans en 2002.

Je ne sais pas ce que la plupart de ces gosses sont devenus, certains sont maintenant au Canada, en Suède ou aux Pays Bas ayant pu obtenir leur statut de réfugiés. D'autres sont probablement encore là-bas à attendre le bon vouloir du HCR (Haut Commissariat aux Réfugiés auprès des Nations Unies). Ce que j'ai vu dans cet endroit n'a pas été une simple promenade de santé. Pour les afghans, certains avaient fui lors des bombardements américains sur Kaboul en 2001, d'autres étaient sur la route depuis des années, ancien directeur de la banque du sang à Kaboul procréant un enfant lors de chaque étape, 8 en tout et un autre à notre départ. Ancien haut responsable policier ayant travaillé de concert avec le Narcotic Bureau, ancien membre du ministère du commerce, mais aussi simple informaticien. Mais pour pouvoir fuir, une chose est sûre, il faut pouvoir négocier la route et donc avoir de l'argent. Ce qui n'est pas donné à tout le monde!
Bref, la ville de Van en 2002 est un camp de réfugiés qui ne dit pas son nom et où près de 7000 familles s'entassent dans des conditions misérables dans l'attente de la reconnaissance de leur statut de réfugiés.
Certaines familles arrivées là dans l'espoir de continuer vers l'Europe se retrouvent bloquées durant des années sans aucune avancée notable dans leur dossier. Hiver comme été, obligation de "pointer" auprès des autorités locales (l'hiver les températures descendent jusqu'à moins 15°C, Van étant située à 1500m d'altitude) en subissant le plus souvent les humiliations de la police. Les files d'attente durent des heures par n'importe quel temps. Couvre-feu à partir de 17h et interdiction formelle de travailler.
En réalité, cette situation terrible mène à tous les excès, les suicides des pères de famille sont nombreux et l'exploitation illégale par le travail au noir fait rage. Obligées d'accepter n'importe quel travail à n'importe quel prix et leur salaire à certaines conditions, seules les femmes sont autorisées à travailler dans les restaurants et cafés tenus par les mafias locales.
Les même louent à ces familles d'anciens hangars à bestiaux en guise de logement pour des sommes exorbitantes. Qu'arrive-t-il en cas de non paiement du loyer?
Van, c'est l'ancienne civilisation d'Ourartou et des bombardements de la guerre russo-turque de 1915. C'est aussi l'ancienne voie de la mythique route de la soie, devenue aujourd'hui celle de l'héroïne en provenance d'Afghanistan (devenu de guerre lasse un narco-état) via l'Iran.
Une route de tous les trafics où tous les coups sont permis. La marchandise passe le réfugiés trépassent ! Bien plus simple pour la came d'atteindre l' Europe et le reste du monde que les humains qui prennent la même route pour échapper à leur condition.
Impasse du rivage, c'est surtout l'immense lac de Van, véritable mer intérieure, là où s'arrête tout bonnement la route de beaucoup d'entre nous.

Dimanche 2 novembre 2008, 3h du matin

traces de vies




L'origine du projet "impasse du rivage" se trouve dans la ville de Van dans l'est de la Turquie. En 2002, la création d'un spectacle d'ombre m'ouvre la porte de l'est, en plein territore kurde. Je ne sais pas vraiment ce qui m'attend là-bas, tout ce que je sais c'est que j'en suis reparti avec la peur au ventre mais avec une expérience irremplaçable.
Bref, au départ le projet doit être réalisé avec des gosses des rues de la ville. lors de la première réunion, ce sont en fait des réfugiés afghans, iraniens et irakiens qui nous sont présentés. En tout une vingtaine de garçons et filles agés de 4 à 17 ans. On prend et on démarre sur les chapeaux de roues. Au cours de la préparation des marionnettes, l'atelier dérive très vite sur un laboratoire de dessin. Certains élèves sont tellement doués qu'ils m'impressionnent. Je leur demande de me rapporter des images de leur quotidien, une sorte de reportage d'après nature. les resultats sont surprenants. Les plus doués sont une fratrie de trois jeunes afghans, dont Wida et yelda âgées de 15 et 16 ans et ehsan 10 ans. Les dessins qu'ils ramènent sur leurs carnets bon marché sont ensuite reproduits sur du bon papier à l'aide de feuilles de carbone, ce qui leur donnent cet aspect de gravure. Ces monotypes sont ensuite mis en couleurs ou laissés tels quels.

Certains de ces dessins seront présentés dans le cadre de l'exposition que je prépare au collège Rosa Luxemburg à Aubervilliers. dans le cadre de cette résidence, j'aimerai pouvoir faire la même chose avec certains élèves du collège sur leur environnement proche, pas du carnet de voyage car il n'y a pas de destination à vendre mais simplement du documentaire dessiné.

dimanche 12 octobre 2008

On a marché sur la terre


Autre cercle, autre lieu, autre temps.

Octobre 1999, camp de rescapés de Göldjük, au bord de la mer de Marmara en Turquie. Cette photo est de l'Oeil de Kristof Guez. Je me demande quelle jubilation il a du ressentir lorsqu'il a ajusté son cadre et déclenché la prise de vue. Je vois bien ce que je peux ressentir avec certains dessins, mais avec un cadrage pareil, ça doit être carrément jouissif !
Dommage et significatif à la fois, cette fausse pudeur qui empêche les artistes de communiquer entre eux sur leur médium réspectif. A l'époque en tout cas, impossible de se parler.
Trop de dissensions au sein de ce groupe qui s'auto-proclamait "d'avant garde".

Humainement, nous n'obtiendrons pas la palme de la générosité, pas cette fois-ci en tout cas. Il faudra plusieurs retours en solo et une écoute plus aiguë de population. D'une manière générale, le voyage et surtout ce genre là se prête peu à la meute. Seul ou à deux maximum, au- delà on est une bande de cons! Là, nous sommes 10 en tout, 10 têtes de cons .
Disons que le fait d'être au milieu des camps de rescapés du tremblement de terre, nous met tous un peu à cran, même si personne ne veut se l'avouer. Je me suis mis à l'écart ce matin là. Une manière de jouer au dur qui m'évite de rendre des comptes. En réalité, je suis totalement déboussolé et n'arrive à sortir que des dessins vides de sève, j'enrage de cette impuissance. Ce n'est plus moi qui dessine, mais un novice. Mais ça, vu l'ambiance qui règne, pas question d'en parler autour de moi. Au fond, je sais que je ne suis pas là pour ça, mais pour observer, mais il faut du rendement. Il faudra plusieurs jours pour que je me détende.
Au milieu de cette canalisation, c'est Pascal Delay, un danseur toulousain, bien givré mais généreux. Ce sera finalement celui avec qui je vais le mieux accrocher. Cela ne se démentira pas et nous mènera à travailler ensemble au cours de performances déchaînées.
Quoi qu'il en soit, je donnerai cher pour me retrouver de nouveau à cet endroit , à cet instant précis et tout recommencer encore. Je pense qu'aucun de nous n'a reçu autant de doses d'adrénaline que durant ces 7 jours incroyables. C'est vraiment qu'à la force de cette photo à chaque fois que je la regarde. Même si certains avaient un comportement de touriste (et j'en fais partie) nous étions tous là volontairement, pour donner maladroitement mais sincèrement le peu qu'on avait. Qu'est-ce qu'on pouvait faire face à 25000 morts et 50000 déplacés?